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Publié par U.E.P.S. de l'Eveil

Aimez-vous les poèmes?
Si vous souhaitez participer avec nous à ce "Printemps des Poètes  2007" déposez sous forme de commentaire sur cet article un poème d'amour qui a compté dans votre vie ...
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Berthou 18/03/2007 21:17

Il n'est jamais inutile de relire René Char La compagne du vannierJe t'aimais. J'aimais ton visage de source raviné par l'orage et le chiffre de ton domaine enserrant mon baiser. Certains se confient à une imagination toute ronde. Aller me suffit. J'ai rapporté du désespoir un panier si petit, mon amour, qu'on a pu le tresser en osier. Commune présence. Gallimard.

HélÚne 15/03/2007 20:17

Je n'ai pas dans mes souvenirs de poèmes d'amour qui a laissé son empreinte mais nous en avons lu quelques-uns en classe et voici celui pour lequel l'émotion nous a envahit, la voix s'est mise à trembler....Il est très beau....
Poème de Emile Verhaeren
Lorsque tu fermeras mes yeux à la lumière,Baise-les longuement, car ils t’auront donnéTout ce qui peut tenir d’amour passionnéDans le dernier regard de leur ferveur dernière.Sous l’immobile éclat du funèbre flambeau,Penche vers leur adieu ton triste et beau visagePour que s’imprime et dure en eux la seule imageQu’ils garderont dans leur tombeau.Et que je sente, avant que le cercueil se cloue,Sur le lit pur et blanc se rejoindre nos mainsEt que près de mon front sur les pâles coussins, Une suprême fois se repose ta joue.Et qu’après je m’en aille au loin avec mon cœurQui te conservera une flamme si forteQue même à travers la terre compacte et morteLes autres morts sentiront ton ardeur !
 


 
 

Célia Galice 08/03/2007 11:58

Elle en a rarement l'airMais elle vit dans des profondeursDont elle-même ne connaîtQue des courantsIndistincts et souvent contraires.Elle essaie toujoursDe s'en dégager,D'être disponible,Mais ces courantsEt contre-courantsLui en laissent peur le loisir.Au mieux, elle s'arracheA ses profondeursPar le sourire.29.12.90 - Eugène Guillevic

alain l. 08/03/2007 10:23

Mignonne, allons voir si la rose
A Cassandre Mignonne, allons voir si la rose Qui ce matin avoit desclose Sa robe de pourpre au Soleil, A point perdu ceste vesprée Les plis de sa robe pourprée, Et son teint au vostre pareil. Las ! voyez comme en peu d'espace, Mignonne, elle a dessus la place Las ! las ses beautez laissé cheoir ! Ô vrayment marastre Nature, Puis qu'une telle fleur ne dure Que du matin jusques au soir ! Donc, si vous me croyez, mignonne, Tandis que vostre âge fleuronne En sa plus verte nouveauté, Cueillez, cueillez vostre jeunesse : Comme à ceste fleur la vieillesse Fera ternir vostre beauté.C'est un poème de Pierre de Ronsard ... est-il encore de circonstance ???alain