Moteur PE...

 

Modestement je pose en la rime volage Un peu de ce souci qui est mien, coutumier, Un peu comme on respire en un ciel carnassier Avide de ce souffle à notre bouche, en marge. Vois, lentement nos vies épanchées dans le vent Se répandent sans bruit, accolées...

À coté de mézigue, assise sur un banc, Comme fleur de printemps aux abords d’un chardon, Pâle, fraîche, jolie demoiselle de cœur, Elle m’a quémandé, d’un sourire, un crayon. Ainsi vient au matin, parfois, un pur rayon, Le soleil y échauffe une éternelle...

Viens-t-en contre mon corps pour conjurer la mort, Nous allons de nos cœurs délier les humeurs Et dans la douce étreinte, encor, carguer nos craintes. Je veux rompre mes reins, là, contre tes enceintes Et sentir aux abois ton souffle et nos ardeurs Mêlés...

L’hiver ne voudrait pas mourir,Il raccroche en ses doigts venteux,Aux nuques nues des imprudentes,Echarpes trop tôt disparues. Pâles, pressées de par les rues,Silhouettes ne sont plus lentes,On trotte en maudissant les cieuxHiver s’en revient nous couvrir....

Je m'en allais, rêvant, comme à l'accoutumée, Par les rues adoucies d'un printemps trop précoce Et qui surprend, soudain, à l’heure de midi, Le promeneur frileux – mais qui bientôt transpire Et rouvre son manteau. Ainsi l’hiver chavire En l’haleine folâtre...

Chaque jour il mourait, sans même le savoir, L’enfant privé d’amour dans le désert d’absence, Grain germé dans la nuit, que nulle ardeur solaire Ne venait réchauffer, seul dans l’obscurité. Sous le vent du hasard point de sécurité, En soi point de projet...

Et, sans se récrier, tenter un nouveau jour, Chercher cette balise en le vert océan, Ce brisant redouté où guette l’échouage, Le corps dans la mâture et le cœur au mouillage. Ainsi que l’albatros errant aux altitudes, Bercer l’âme gauchie de tant de solitudes...

Je ne pouvais pas laisser passer ce poème sans le reposter ... Je suis né un 26 Décembre ... mais en 1954 !!! 26 décembre 1958, avènement fondateur pour l'auteur de ces lignes... Pour marquer les quatre années d'existence de mon blog,chaque jour de mars...

Lâche, lâche la bride, un instant téméraire, À ton désir secret qui veille en ma chaumière Près du feu qui se meurt et rougeoie mollement Comme tièdes ardeurs dédiées au firmament. Ma bouche à ton sein lourd apporte sa prébende Et j'offre à ton amour...

Les filles sont jolies, vives comme une flamme Et les garçons rieurs les poursuivent d’œillades : C’est le printemps vainqueur du chœur adolescent, Moqueur, dont les ardeurs saillent au jour naissant. On se cherche, on s’évite, on s’appelle, on se fuit...

Voilà, cette fois c'est vraiment parti pour le Printemps des Poètes 2018 du Réveil ... Une balade de chaque jour parmi les Poèmes d'un Poète encore méconnu... Lionel Droitecour... Un seul lien... Une seule constante : L'Ardeur d'Écrire !!! Et une voix...

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